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    Le confort de la prison ou l’inconfort de la libération ?

    Erin | 20 novembre 2022

    Si la quête de vérité animait autrefois les chercheurs, il semble qu’aujourd’hui ce soit la recherche du bien-être qui prime. L’évolution vibratoire exponentielle de la terre, dans un chaos ambiant globalisé, brasse si intensément les corps et les esprits qu’elle fait émerger tout ce que l’être a trop longtemps ignoré : son insécurité existentielle, ses peurs et plus encore, sa naïveté face à la manipulation de sa conscience. Dans des conditions dignes d’une fin de cycle, quoi de plus normal que de chercher à préserver son bien-être et son équilibre intérieur. Mais la recherche du bien-être, si elle est compréhensible et légitime, s’avère parfois être une illusion de plus. Ceci peut sembler paradoxal… sauf si nous répondons à la question : QUI recherche véritablement le bien-être ?

     

    Le bien-être, un cocon rassurant et protecteur

    Selon les individus, la recherche du bien-être peut parfois masquer une tentative de l’ego de se protéger, en créant autour de lui un espace de (ré)confort relatif et en définitif, illusoire. Quelle que soit la pratique thérapeutique utilisée, ce cocon protecteur est en réalité un moyen déguisé pour l’ego de fixer, dans le temps et l’espace, les conditions psychologiques de sa survie. Mais prendre soin de sa souffrance ne signifie pas y mettre un terme. Mettre un terme à la souffrance exige de faire face à l’extrême inconfort de l’ego, sitôt qu’il est confronté à son insécurité, percuté dans son identité et arraché à sa mémoire. Or il est important de se rappeler que l’inconfort est AUSSI l’œuvre de l'esprit et lorsque les conditions sont réunies pour permettre à l’être d’effectuer un saut libératoire, il arrive que la souffrance s’intensifie, comme un ultime test qui exige de trancher cette épineuse question : “Que choisis-tu, le confort de l’illusion... ou l’inconfort de la libération ?“

    Ne nous voilons pas la face : l’inconfort est le prix à payer de toute libération profonde.

    Il est le prix de cette traversée qui mène d’une rive à l’autre, du connu à l’inconnu, de l’enfermement à la liberté d’être soi, d’une conscience assujettie à une conscience souveraine. Cela demande du courage, de la force et de la volonté, des qualités qui sont en chaque être, bien qu’à des degrés différents.

     

    Le choix inconscient de la souffrance

    Pour illustrer ce propos, je vous livre ici cet échange éloquent avec une femme, venue à moi pour recevoir un Conseil personnalisé. Elle avait découvert les Baumes sonores lors de séances dans la chambre à tachyons “Des Pléiades à la Terre(1), à Vaison-la-Romaine, et les avait beaucoup appréciés. Elle souhaitait aller plus loin, souffrant d’angoisses et d'un mal-être profond.

    Je l’écoute patiemment, tentant de saisir, au-delà des mots, ce qui ne se verbalise pas et qui pourtant émane de son être. Quand elle eût terminé, je lui conseille d’écouter le Baume Poumons, percevant qu’il est le baume approprié pour elle. Elle reconnaît avoir quelques difficultés à ce niveau et décide d’entamer une cure d’1 semaine. Au bout d’une semaine, nous échangeons de nouveau pour faire le point sur son état. Elle m’avoue alors avoir eu beaucoup de mal à écouter ce baume car la sensation d’angoisse, devenue soudain plus forte, avait amplifié son mal-être. “Supporter cela est au-delà de mes forces“ me confia-t-elle. Elle avait envie de reprendre l’écoute du Baume Ventre qui lui avait fait tant de bien lors des séances dans la chambre à tachyons. Elle précise également que lors des écoutes, la fonction “en boucle“ n’a jamais fonctionné…

     

     

    Connaissant les subtiles manifestations des Baumes sonores - souvent déroutantes pour la logique humaine - , je lui apporte mon éclairage sur son expérience : “Au vue de vos ressentis, ce Baume sonore était parfaitement approprié pour vous. Lorsque le “nerf“ ou le nœud du problème est touché, les symptômes ont tendance à s’amplifier, d’où l’intensification des angoisses. Ceci est donc, au contraire, un très bon signe : le signe que le Baume frappe à la bonne porte. Concernant l’écoute en boucle, cette “anomalie“ - qui n’en était pas une mais simplement la forme que l’expérience a pris pour vous - était également juste car elle a permis de temporiser et d’amoindrir l’inconfort de l’écoute. C’était la dose juste, prescrite pour vous.“

    Puis j’ajoute : “Je comprends que le Baume Ventre vous fasse du bien et vous sécurise. Cependant, vous pouvez voir ici le besoin de vous maintenir dans un confort ou une sécurité illusoire, au lieu d’aller déloger les démons intérieurs qui vous plongent dans l’angoisse. Cette souffrance, malheureusement, doit parfois être revisitée et revécue pour être libérée. Là est la porte qui vous mène à la liberté d’être vous-même.“

     

    Supporter le choc de l'inconfort

    Cet échange m'a rappelé combien l’inconfort est une clé puissante dans le processus d’harmonisation et combien les Baumes sonores sont une aide précieuse dans ce processus. Mais comment, dans ce cas, aborder le choc de l’inconfort ? Comment vivre au mieux cette traversée et accéder à “l’autre rive“ ?

    En comprenant une chose : notre capacité à supporter le choc de l’inconfort est à la hauteur de notre capacité à supporter notre propre lumière.

    Tant que nous n’avons pas la force de supporter notre propre lumière, il nous est difficile d’encaisser les chocs que l’esprit nous envoie. Alors oui, se libérer de sa programmation demande tant de force et de volonté que la prison, parfois, paraît plus douce et acceptable.

     


     

    Sortir de sa zone de confort

    “Travailler avec un Baume sonore n’est pas anodin. S’il vient confronter nos zones d’ombre, c’est pour mieux les éclairer et les dissoudre. S’il percute nos portes fermées, c’est pour mieux ouvrir notre espace intérieur et permettre la libre circulation de l’énergie. Or, à l’image du “pic de fièvre”, la libération survient à partir du moment où nous acceptons cet inconfort passager et que nous lâchons prise. Autrement dit : à partir du moment où nous acceptons de sortir de cet espace de contrôle, conscient et/ou inconscient, que nous avons construit dans le seul but de ne pas souffrir. Refuser l’inconfort de l’expérience, c’est choisir de rester dans sa zone de confort : le connu. Mais c’est aussi se priver d’une occasion d’être libre(2).“