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    MAGAZINE

    L'être centrique

    Erin | 01 novembre 2022

    Dans le processus de conscientisation, la centricité de l’être est un thème récurrent qui peut facilement se confondre avec la notion d’égocentricité ou d’égocentrisme. Or l'être égocentrique vit sous la domination de son ego insécure ; il a besoin de l’attention et du regard des autres pour exister. L’être centrique, en revanche, est totalement sécure et se suffit à lui-même. Affranchi des conventions sociales, l’être centrique est un être individualisé qui se nourrit avant tout de ses forces intérieures et des liens subtils qu’il tisse avec d’autres intelligences créatives. Cet article brosse le portrait de l’être centrique, dont les caractéristiques sont étroitement liées à la descente de la lumière dans l’Homme(1).

     

    Le contexte

    Octobre 2022. Alors que je réfléchis à l’introduction d’une nouvelle capsule pour ma chaîne youtube(2), je reçois l'idée de développer le thème de la centricité. Dès les premières lignes, l’énergie est là... L’information est d’une telle densité qu’à l’évidence, elle ne peut se limiter à une simple introduction. J'ouvre donc un nouveau document pour en saisir l’intégralité. Je ne relèverai la tête qu'à la nuit tombée, réalisant alors que la pièce était plongée dans le noir depuis un moment déjà. Le message qui suit est le fruit de ce contact vibratoire.

     

    Le message

    “Le point essentiel à retenir est que l’être centrique n’est plus assujetti à la mémoire de la race et à la conscience planétaire. Il bénéficie d’une conscience totalement individualisée et dépolarisée, ce qui le rend, sur un certain plan, inébranlable et pour ainsi dire, invulnérable. La désastralisation de son mental fait qu’il n’est plus perméable aux forces astrales qui jadis coloraient et manipulaient son mental. Il connaît le jeu qui se cache derrière le “je“ de sa pensée. Ne pouvant plus se permettre de prendre pour argent comptant l’information qu’il reçoit par le canal de sa pensée, il est en mesure non seulement de la contester, mais aussi de s’opposer à toute force qui entre en contact avec lui. De même, il ne subit plus - ou de moins en moins - l’influence de la mémoire de l’âme, dont il a compris la fonction réfléchissante et aliénante. N’étant plus manipulable, il n’est plus manipulé. Il dispose d’une autorité intérieure suffisamment développée qui lui confère une grande capacité de décision, d’autant que son action ne souffre plus du doute symptomatique de la période involutive, lié à une conscience polarisée et constamment sous influence. L’être centrique est un être libre et sans crainte.

    Cependant, disposer d’une autorité intérieure ne signifie pas nécessairement ne plus respecter les conventions sociales en vigueur. La centricité n’est pas une disposition psychologique marginale, une sorte d’attitude radicale ou encore une posture idéologique qui ferait de l’être un anarchiste en puissance. Il s’agit avant tout d’une condition vibratoire, engendrée par la descente de la lumière dans l’Homme(1) et qui repose sur le lien établi par la lumière entre l’ego et sa propre source. Cette condition prend définitivement le pas sur tout autre paramètre.

    L’être centrique n’est simplement plus capable de subordonner sa conscience à toute force, temporelle ou spirituelle, toute forme ou toute structure extérieure à lui-même. Il est devenu son propre maître et son unique arbitre.

     

     

    Au fil du temps, l’être centrique a naturellement tendance à s’extraire et à s’éloigner progressivement du corps social, des structures collectives et des contingences familiales qui ne vibrent pas à sa mesure. Non parce qu’il refuse le contact avec les autres hommes, mais parce que ses besoins n’ont plus rien en commun avec ceux qui régissent l’existence humaine, soumise aux lois planétaires. Ils sont radicalement autres. Ce n’est même pas par choix personnel car l’être centrique n’a plus de choix. Et c’est là, paradoxalement, que résident sa liberté et son bien-être intérieur.

    A titre d’exemple, l’être centrique est incapable de bavarder de choses et d’autres, ou d’utiliser les conventions psychologiques qui permettent habituellement aux hommes de communiquer entre eux, tout en mesurant leur valeur respective à travers : l’argent, la réussite sociale, les biens matériels, la culture, les préférences politiques, religieuses ou philosophiques… Il préfère de loin le “silence“ - qui n’a d’ailleurs rien de silencieux - qui lui permet d’ouvrir le dialogue avec sa propre source et de développer une communication télépathique avec d’autres intelligences créatives. Les contacts qu’il établit avec son environnement sont d’ordre vibratoire et hors de toute convention planétaire. L’être centrique recherche donc la compagnie d’individus qui, comme lui, ont acquis une conscience vibratoire et avec lesquels il peut échanger de manière agréable, intelligente, créative, profondément respectueuse, sans que s’immisce le moindre besoin égoïque de comparer, de convaincre ou de prendre l’ascendant sur l’autre.

    L’être centrique est un être actif, créatif, ancré et pragmatique, dont l'action ne peut plus répondre aux seuls besoins de la collectivité planétaire et encore moins au maintien des structures involutives en place.

    Son travail répond donc à des besoins d’ordre universel et évolutionnaire - ce dont il prend conscience au fur et à mesure de son initiation solaire. Son travail lui permet par ailleurs de mettre à profit des capacités acquises sur d’autres plans et d’autres sphères, dans un objectif qui ne lui est pas forcément connu ou révélé. Ce dernier point a finalement peu d'importance pour l'être centrique, car celui-ci n'a pas - plus - besoin d'une raison extérieure à lui-même pour exercer son action créative dans le monde. Œuvrant sous l'impulsion de son propre rayon, il sait ce qu'il a à faire. Et il le fait. Qu’il en perçoive ou pas les tenants et les aboutissants, son travail s’étend bien au-delà des pourtours géographiques et matériels du lieu où il l’exerce.

     

     

    Vivre parmi les Hommes

    Ainsi, toutes les valeurs ayant servi de support psychologique à l’ego planétaire, telles que l’ambition, le besoin de croire, l’obéissance à une autorité dite supérieure, temporelle ou spirituelle, la recherche de la vérité, de la connaissance ou même du bonheur… toutes ces valeurs n’ont plus aucun pouvoir sur l’être centrique. Elles ne peuvent plus représenter les fondations qui, autrefois, lui permettaient d’asseoir un statut social, culturel, spirituel ou identitaire. Parfaitement sécure en lui-même, l’être centrique, bien que sensible, n'est plus affecté par les événements extérieurs, tout comme il n'est plus capable de réagir aux mouvements mondiaux qui brassent les masses humaines inconscientes. Il effectue le travail qui est le sien, tout en observant les mouvements d'énergie et les forces en action qui conduisent irrémédiablement l'Homme vers le nouveau cycle d'évolution.

    Libéré des conditions planétaires, l’être centrique se tient debout, en son centre, dans son identité réelle, indépendamment de la race ou de la nation dont il est issu.

    Ainsi, la centricité est la première manifestation ou réalisation concrète du processus de conscientisation. Elle se révèle à l’être qui s’individualise, année après année, au fil des ajustements successifs de l’ego, de la déspiritualisation de sa conscience et de la transmutation de l’âme. L’être centrique a intégré en lui sa double nature : celle de sa condition matérielle planétaire, à travers la vie dans un corps physique sur la terre, et celle de sa condition cosmique, à travers sa réalité multidimensionnelle, en lien avec d’autres plans vibratoires. Si l’être centrique vit parmi les hommes, il n’appartient déjà plus à la 5e race de la période involutive. Portant en lui le germe de l'Homme nouveau, il fait désormais partie de la 6e race racine, qui marque l’entrée dans le nouveau cycle évolutif."